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En tete 17

Après une cyberattaque : reprendre le contrôle de ses données grâce à la gouvernance de l’information

En 2024, le nombre de cyberattaques dans le monde a atteint un niveau record. Selon l’ANSSI, plus de 60 % des entreprises françaises ont subi au moins une cyberattaque majeure au cours des 12 derniers mois. Et les conséquences sont souvent dramatiques : chiffrement ou vol de données, arrêt d’activité, pertes financières, perte de confiance des clients.

Mais face au chaos informationnel provoqué par ces incidents, il existe une démarche structurée et puissante pour reprendre la main sur ses données : la gouvernance de l’information. Trop souvent négligée, elle constitue pourtant un véritable levier de résilience.

Les conséquences d’une cyberattaque sur le patrimoine informationnel

Des attaques de plus en plus sophistiquées

Les ransomwares représentent aujourd’hui près de 25 % des cyberattaques recensées en entreprise (source : Sophos, 2024). Leur principe : les fichiers de l’organisation sont chiffrés, et une rançon est exigée pour leur restitution.

Mais d’autres attaques sévissent : le phishing, responsable de 91 % des incidents de sécurité selon IBM, exploite la vulnérabilité humaine pour récupérer des identifiants sensibles. Les fuites de données, souvent dues à une mauvaise configuration ou à une gestion documentaire laxiste, entraînent parfois des conséquences juridiques majeures.

Ce que l’entreprise perd réellement

Une cyberattaque détruit plus que des fichiers. Elle désorganise le système documentaire : plus d’accès, plus de certitudes sur l’authenticité ou la traçabilité des données restantes. 

45 % des organisations touchées déclarent perdre des données critiques de façon permanente, d’après un rapport Veeam de 2023.

La conformité réglementaire, notamment vis-à-vis du RGPD, est également compromise. Si les données personnelles fuitent ou sont altérées, l’entreprise peut être sanctionnée jusqu’à 4 % de son chiffre d’affaires annuel.

Des coûts directs et indirects colossaux

En 2024, le coût moyen d’une cyberattaque pour une PME est estimé à 105 000 € (source : Hiscox). Pour les grandes entreprises, la facture dépasse souvent plusieurs millions d’euros, en fonction du périmètre touché.

Mais au-delà du coût direct (intervention d’experts, outils de récupération, rançon, communication de crise), les impacts invisibles sont souvent plus destructeurs : arrêt des processus métiers, démobilisation des équipes, perte de clients. 60 % des PME attaquées ne se relèvent pas dans les six mois, selon la CPME.

Reprendre le contrôle : l’apport clé de la gouvernance de l’information

La gouvernance de l’information est un pilier essentiel pour reconstruire un environnement documentaire sain, sécurisé et maîtrisé.

Retrouver de la visibilité sur ses données

Après l’attaque, la première urgence est de retrouver une vision claire de ses actifs informationnels. Dans la majorité des cas, les organisations ignorent :

  • Où sont stockées leurs données sensibles,
  • Qui y a accès,
  • Si elles sont encore exploitables.

Un inventaire structuré et une cartographie des données critiques permettent de poser un diagnostic. Cela implique d’analyser des millions de fichiers, souvent non classés. Des outils comme everteam.discover permettent d’automatiser cette étape, avec un taux d’identification des données sensibles supérieur à 95 %.

Garantir intégrité, traçabilité et conformité

Un système documentaire bien gouverné permet de savoir qui a modifié un fichier, quand, et pour quelle raison. En cas d’incident, cette traçabilité est cruciale pour reconstituer les événements et garantir l’intégrité documentaire.

C’est également indispensable pour répondre aux exigences réglementaires. Par exemple, en cas d’enquête de la CNIL, l’entreprise doit démontrer qu’elle maîtrise la vie des données personnelles.

Identifier et supprimer les données à risque

Selon une étude Veritas, jusqu’à 56 % des données stockées en France par une entreprise ne sont plus utiles (“dark data”). Ces documents obsolètes ou redondants sont autant de portes ouvertes pour les pirates.

La gouvernance permet d’instaurer des politiques de suppression automatique des documents inutiles, réduisant considérablement la surface d’attaque potentielle.

Mettre en place une gouvernance post-attaque : méthodologie et outils

1. Auditer l’existant

La première étape post-attaque est la réalisation d’un audit documentaire : quelles données ont été touchées ? Quelles règles ont été contournées ? Quels rôles et responsabilités ont failli ?

Ce diagnostic permet de mettre en lumière les failles de gouvernance : absence de politique de classification, droits d’accès trop ouverts, absence de politique de conservation…

2. Structurer une politique de gouvernance robuste

Une gouvernance efficace repose sur trois piliers :

  • Des responsabilités claires : DPO, CIO, responsables métiers.
  • Des règles écrites : conservation, accès, suppression, archivage.
  • Des processus outillés : automatisation, journalisation, contrôle.

Il est essentiel d’adopter une vision transversale : la gouvernance n’est pas qu’un sujet IT, c’est un enjeu stratégique qui touche tous les métiers.

3. S’appuyer sur des outils spécialisés

Les solutions Everteam s’inscrivent dans cette logique. Elles permettent de passer à l’action rapidement :

  • everteam.RRS : définir, appliquer et suivre les règles de gouvernance.
  • everteam.archive : archiver les documents stratégiques de manière pérenne et sécurisée.
  • everteam.discover : analyser les silos documentaires pour identifier les données sensibles, obsolètes ou non conformes.

Ces outils sont interopérables avec l’existant, et permettent un pilotage centralisé via des tableaux de bord.

Everteam, un partenaire pour reconstruire la confiance informationnelle

Des solutions conçues pour l’après-crise

En cas d’incident, Everteam accompagne les organisations dans leur reprise documentaire. Son approche allie :

  • Diagnostic technique et organisationnel,
  • Déploiement d’outils adaptés,
  • Accompagnement au changement.

Grâce à des fonctionnalités avancées de classification, d’analyse de contenu et de traçabilité, les outils Everteam permettent d’atteindre un haut niveau de maturité documentaire en quelques semaines.

Un scénario type de remise en ordre

Prenons le cas d’un acteur public ayant subi une fuite de données sensibles. Avec l’aide d’Everteam, il a pu :

  • Analyser 12 To de données non structurées en 3 semaines,
  • Supprimer 30 % de documents obsolètes,
  • Classer automatiquement plus de 100 000 fichiers selon leur sensibilité,
  • Mettre en place une politique de conservation conforme au RGPD.

Résultat : un environnement documentaire allégé, sécurisé, conforme, et prêt à faire face à de nouveaux défis.

Conclusion

Une cyberattaque est un électrochoc. Elle révèle les failles, mais elle offre aussi une opportunité unique : celle de repenser la gouvernance de l’information.

En reprenant la main sur ses données, une organisation devient plus résiliente, plus conforme, plus efficace. Elle protège mieux ses collaborateurs, ses partenaires, ses clients.

La gouvernance de l’information ne doit plus être un chantier secondaire, mais un pilier de la stratégie post-cyberattaque. Et pour cela, il est essentiel de s’appuyer sur des partenaires experts disposant d’outils éprouvés.

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