Le plus grand obstacle au décommissionnement

Lorsque je parle à des directeurs informatiques du décommissionnement et de l’archivage, j’ai parfois le sentiment d’être dans une impasse.

Selon moi, le fait de décommissionner des applications qui n’ont plus aucune utilité pour l’entreprise devrait être la chose la plus évidente et simple que n’importe quel CTO pourrait faire dans le but de réduire les coûts et la complexité au sein de son organisation. Pourquoi ne pas décommissionner une application qui vous coûte des dizaines de milliers d’euros–voire plus– si vous ne vous en servez plus ? Qu’est ce qui empêcherait quiconque d’aller de l’avant en faisant l’effort de décommissionner ?

Cette question devient de plus en plus pointue, si vous y ajoutez un autre bénéfice -la réduction du risque- sans compter les économies réalisées et la réduction de la complexité que le décommissionnement permet. Une bonne solution d’archivage permet de réduire les risques légaux et juridiques grâce à des fonctionnalités de conservation et de gestion (en cas de mise en suspens à des fins juridiques par exemple) et permet également d’être conforme aux exigences en termes de conservation d’archives.

Mais quelque chose se met en travers des projets de décommissionnement. Dans une enquête récente que nous avons mené chez Everteam, plus de la moitié des répondants indiquent qu’ils ont au moins une application en place qui n’est plus utilisée. Ces dernières pourraient être décommissionnées, mais non, elles sont toujours bel et bien là.

Dans cette enquête nous avons aussi tenté de comprendre les raisons pour lesquelles les principaux intéressés n’avaient pas initié de projet de décommissionnement de leurs applications. Les réponses ont été révélatrices. Elles ont en effet mis en lumière le seul et plus grand obstacle qui bloquait les initiatives de projets d’archivage et de décommissionnement : l’absence de leadership

En réalité, le département IT et les fonctions métiers partagent le leadership et la responsabilité des applications et ces deux fonctions sont parties prenantes dans toutes les discussions liées au décommissionnement. Dans un scénario classique, l’IT peut sentir qu’une application devrait clairement être stoppée, mais serait bloqué par les métiers. Et la raison à cela est typiquement que les utilisateurs métiers ne sont pas à l’aise avec l’idée de perdre l’accès aux données stockées dans l’application. En dépit des efforts pour les rassurer, ils s’inquiètent de ne plus pouvoir être capable de rechercher et récupérer les documents, archives et autres contenus stockés dans le système précédent.

Puisqu’il est difficile pour l’IT d’initier le projet décommissionnement en raison des objections d’un responsable métier, et qu’il est plus simple d’ “attendre encore 6 mois” plutôt que de risquer la perte d’accès aux informations indispensables, et bien c’est exactement comme cela que ça se passe.

Le décommissionnement est donc repoussé à plus tard, mais au prix du budget et des ressources qui devraient être alloués à de nouvelles initiatives.

Que faire alors ? Et bien, pour ce challenge il n’y a pas de réponses simples. Le plus ironique dans tout cela, c’est que le contenu correctement archivé sera non seulement accessible mais il sera également beaucoup plus facile et rapide de retrouver l’information utile avec la solution adaptée. Le contenu sera également mieux géré, en s’appuyant sur des politiques de conservation qui seront en accord avec la stratégie de gouvernance de l’information de l’entreprise. Par conséquent, la meilleure approche serait de prouver que le contenu archivé soit rendu disponible pour faire des rapports, être recherché, être accessible, et pour montrer clairement les bénéfices en termes d’économies, et de réduction des risques. Et le meilleur moyen pour le prouver est un “Proof Of Concept” (POC).

C’est ainsi que nous procédons habituellement lorsque nous travaillons avec des clients qui choisissent everteam.archive pour leurs besoins en archivage & records management. Nous sélectionnons une application qui est candidate au décommissionnement, nous la connectons ensuite à everteam.archive, et nous en extrayons une copie du contenu. Ensuite nous démontrons comment l’archivage permet au contenu d’être recherché, trouvé, analysé avec les fonctions d’analytics et géré en s’appuyant sur une politique de conservation d’archives adaptée ! Nous terminons ensuite par une petite session pédagogique sur l’importance de la destruction, et expliquons pourquoi retenir le contenu est définitivement une très — TRÈS — mauvaise idée.

Un projet pilote ou POC réussi permettra aux fonctions métier de se sentir à l’aise avec l’idée d’abandonner leur ancienne application. Ils apprendront qu’ils peuvent aider leur entreprise à économiser de l’argent tout en ayant toujours accès à n’importe quel contenu qui leur est nécessaire, quand ils en ont besoin. C’est le meilleur — peut-être le seul — moyen que j’ai trouvé pour surmonter le plus grand obstacle au décommissionnement, qui se traduit en réalité par la peur de perdre l’accès au contenu indispensable dont on “pourrait” avoir besoin dans le futur.

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