Peut-on sérieusement faire de la gouvernance de l’information avec les drives ?

La réponse est (presque) dans la question : non, il n’est pas possible de faire SÉRIEUSEMENT de la gouvernance de l’information avec les drives grand public. Et ce pour 7 raisons, qui sont autant de fonctionnalités que Google Drive, Microsoft OneDrive ou encore Dropbox ne sont pas en mesure d’offrir.

 

Non, parce que la gouvernance de l’information impose un tri dynamique dans les données

Dans toute entreprise, des données sont créées en continu. En se contentant de passer par un Drive, on stocke toute cette data sans aucune différenciation. Or, faire de la gouvernance de l’information, c’est appréhender ces flux de manière intelligente, selon la nature des données (factures, plans stratégiques, rapports…), le support (papier ou électronique) de celles-ci, ou encore leur valeur (confidentialité, engagement, patrimoine…). C’est également avoir conscience que toutes les informations ne sont pas utiles, que certaines peuvent être supprimées alors que d’autres doivent être protégées.

 

Non, parce que les drives sont limités en interopérabilité

Les drives présentent un défaut majeur : ils « enferment » les entreprises dans un outil, et limitent les possibilités de réversibilité et les migrations massives. Or, la gouvernance de l’information implique une réelle souplesse dans l’archivage des données. Que les drives ne peuvent par conséquent pas offrir.

 

Non, parce que la gouvernance de l’information repose sur une prise en compte de toutes les sources d’information

La gouvernance de l’information implique de prendre en compte diverses sources de données : les différentes solutions de l’entreprise, les anciens systèmes de fichiers, les différents espaces disques… Il faut donc pouvoir chercher les fichiers là où ils sont stockés, de manière transversale. Or, les drives ne peuvent prendre en compte l’information dans tous les espaces où elle se trouve. Limitant, de fait, leur efficacité.

 

Non, parce que les drives ne permettent pas de maîtriser les coûts

Les données s’ajoutant aux données, sans tri intelligent et sans suppression, les besoins en stockage grandissent chaque jour. Entraînant une réelle augmentation des coûts pour les entreprises. Or, faire de la gouvernance de l’information, ce n’est pas empiler les données : c’est en maîtriser le volume pour réduire le budget à consacrer à l’archivage !

 

Non, parce que la gouvernance de l’information impose une véritable sécurisation de l’information

La valeur des données peut changer avec le temps : une information insignifiante hier peut aujourd’hui être incontournable, alors qu’un document référence aujourd’hui peut devenir obsolète. Faire de la gouvernance de l’information efficacement, c’est donc prendre en compte la valeur des données en temps réel et les sécuriser complètement, via un cryptage et un contrôle d’accès réellement efficacement. Autant d’impératifs que les drives ne peuvent véritablement assurer.

 

Non, parce que les drives ne font « que » du stockage de données

Les solutions de gouvernance de l’information dépassent le simple stockage des données. Elles permettent :

– D’analyser et de nettoyer les file sharing ;

– De repérer les documents les plus engageants et de donner du sens aux informations, via le Machine Learning ;

– De réduire les délais et coûts de migration ;

– De respecter les obligations de conservation et/ou de destruction ;

– De maîtriser le capital informationnel…

Bref, faire de la gouvernance de l’information, c’est aller plus loin que l’archivage. C’est apporter une valeur ajoutée aux données exploitées !

 

Non, parce que la gouvernance de l’information repose sur la proactivité

Le capital informationnel de l’entreprise peut constituer un avantage compétitif… à condition que les données soient actualisées et pondérées en fonction de leur valeur et de leurs usages. Ainsi, une gouvernance de l’information s’appuyant sur des outils plus avancés que les drives permettra d’être plus réactif face aux évolutions du marché !

 

Les drives classiques constituent une bonne option pour stocker des fichiers et les partager. Or, ils ne permettent pas d’aller plus loin et de faire de la gouvernance de l’information !